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Le quarante troisième grand péché : L'ACCUSATION CALOMNIEUSE DE FORNICATION


ALLAH LE TRÈS HAUT a dit :

«Ceux qui lancent des accusations contre des femmes vertueuses, chastes [qui ne pensent même pas à commettre la turpitude] et croyantes sont maudits ici-bas comme dans l’au-delà; et ils auront un énorme châtiment,»
[Sourate 24, Verset 23]

ALLAH LE SUBLIME PAR EXCELLENCE a dit :

«Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n’acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers.»
[Sourate 24, Verset 4]

Dans le hadith sur les sept péchés destructeurs qu'il faut éviter, le Prophète a cité le péché suivant : «[...] calomnier les croyantes chastes et naïves».

Le Prophète a dit : «Le véritable musulman est celui qui épargne aux autres musulmans les méfaits de sa langue et de sa main.».
[Hadith rapporté par el-Boukhari (n°10) et Mouslim (n°40)]

Il a dit [Une fois à Mou3adh ben Djabal (Radia ALLAH 3Anhoe)] : «Que ta mère te perde ! Qu'est-ce qui fait culbuter les gens sur leurs narines dans le Feu le Jour du jugement si ce n'est sous l'action de leurs langues (Littéralement : Si ce n'est ce que leurs langues moissonnent(*).
[Hadith rapporté par At-Tirmidhi (n°2616) et autres. Le sheikh el-Albani le qualifie d'authentique. INCHA ALLAH voir "Sahih el-djami3" (n°5136)]

(*) : Le verbe moissoner est à prendre dans le sens de détruire, comme cette parole "L'épidémie moissonneles vies humaines". Le Prophète voulait dire par là que les dégâts que l'homme cause sa mauvaise langue entraîneront sa chute dans l'Enfer le Jour de la résurrection.

ALLAH LE MAGNIFIQUE PAR EXCELLENCE a dit :

«Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident.»
[Sourate 33, Verset 58]

Le Prophète a dit : «Celui qui accuse son esclave d'adultère, se verra appliquer la peine du calomniateur le Jour du jugement sauf s'il a raison dans son accusation».
[Hadith rapporté par el-Boukhari (n°6858) et Mouslim (n°1660)]

Quant à celui qui lance des calomnies contre la mère des croyants, 3Aïsha Radia ALLAH 3Anhoa, après la révélation des versets qui la lavent de tout soupçon, il est un incroyant qui traite de mensonge ce qu'il y a dans le Coran. Sa peine est la mise à mort.



Le sheikh El-3Outhaymine (RahimahouLAHI) a dit :

(INCHA ALLAH voir "el qawl el moufid sharh kiteb at-Tawhid". Explication du hadith des sept péchés capitaux.)

Explication du péché suivant : "qadhf el-mouhsanat el-ghafilat el-mou'minat (le fait d'accuser d'adultère une femme honnête, naïve et croyante)".

Le "qadhf" signifie le lancement, c'est-à-dire le fait de lancer une accusation d'adultère contre "el mouhsanat".

"El mouhsanat" signifie ici les femmes libres. Certains savants disent que ce sont les femmes chastes, mais c'est la première définition qui est la plus pertinente.

"El ghafilat" (traduit par : Naïves), ce sont les femmes intègres qui ne pensent jamais à l'adultère.

"el mou'minat" : Cela exclut les incroyantes.

Celui qui accuse une femme qui possède ces quatre qualités commet un péché capital. Il est passible d'une peine de 80 coups de fouet, son témoignage n'est plus recevable et il est qualifié de prévaricateur (fasiq).

ALLAH LE JUSTE PAR EXCELLENCE a dit :

«Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n’acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers (fasiqoun).»
[Sourate 24, Verset 4]

Puis ALLAH LE TRES MISÉRICORDIEUX PAR EXCELLENCE précisa :

«à l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et se réforment, car ALLAH est PARDONNEUR et MISÉRICORDIEUX.»
[Sourate 24, Verset 5]

Les savants s'accordent à dire que l'exception [introduite par ce dernier verset] ne concerne pas la première phrase du verset qui le précède [C'est-à-dire que même si l'accusateur se repent, il demeure passible de la peine de la flagellation] mais elle concerne le dernier passage [à savoir la qualité de prévaricateur]. Quant à la deuxième phrase, c'est-à-dire la parole d'ALLAH SOUBHANOU WA TA3ALA : «[...] et n’acceptez plus jamais leur témoignage. [...]», les savants en discutent. Certains soutiennent qu'elle est concernée par l'exception, d'autres non. En d'autres termes, si le calomniateur se repent, ses témoignages deviennent-ils recevables ou non ? Cela fait l'objet de divergence entre les savants. Il y a ceux qui soutiennent que son témoignage ne sera jamais recevable même s'il se repent. Ils ont argué en ce sens par le fait qu'ALLAH SOUBHANOU WA TA3ALA a pérennisé ce jugement en disant : «[...] et n’acceptez plus jamais leur témoignage. [...]» et donc ils ne seront jamais exemptés de cette interdiction. D'autres soutiennent que s'il se repent, ses témoignages seront admis, car l'irrecevabilité du témoignage dépend de la prévarication du témoin. Si le témoin n'est plus un prévaricateur, il n'y a aucune raison de le récuser.

Il convient de dire dans ce genre de situation que cela revient à l'appréciation du juge. S'il estime qu'il y a un intêret pour la communauté de ne pas accepter le témoignage de ce calomniateur afin de montrer qu'il ne faut pas prendre à la légère la réputation des musulmans, il vaut mieux qu'il le fasse, quoiqu'en principe si cet individu change de comportement et s'amende, ses témoignages redeviennent recevables.

Est-ce que l'accusation d'adultère d'un musulman de bonnes moeurs est aussi considérée comme un péché majeur ? La réponse est que la plupart des savants estiment que le fait d'accuser un homme d'adultère est la même chose que le fait d'accuser une femme adultère. Les textes de révélation mentionnent particulièrement la femme qui sont victimes de ce genre de calomnies, le fait que la prostitution était trop fréquente avant l'avènement de l'Islam et le fait - et c'est-ce qui est plus grave - que cela fait douter de la filiation paternelle de leurs enfants.

Cette spécification (takhsis) fait partie de ce qu'on appelle la spécification d'un texte par le cas majoritaire n'a pas de sens implicite à contrario (par différenciation) - mafhoum el-moukhalafa - parce qu'il est seulement là pour montrer la réalité des choses et non pour spécifier quoi que ce soit.


ALLAHOU A3LEM


Hadith 29 : Les portes du bien et les chemins de la guidance
Hadith 29 : Les portes du bien et les chemins de la guidance
   2013-06-23 • 399 vues •  Sous-titrage : anglais-malaisien
ALLAHOUMA Sali 3Ala Saydina Mohamed Sal ALLAH Ahleyhi wa SALAM

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